TMS : COMMENT SE PRÉVENIR DES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES ?

Troubles musculo-squelettiques : Le Guide

Mauvaise nutrition, fatigue, manque de récupération, insuffisance d’hydratation sont quelques-uns des facteurs qui favorisent les troubles musculo-squelettiques, aussi connus sous le nom de TMS. Ces troubles concernent davantage les personnes qui soulèvent des poids dans le cadre de leur travail, ou qui passent beaucoup de temps assis. Bref, il s’agit de toutes ces personnes qui sont obligées d’adopter une posture contraignante en travaillant. Lesdits troubles sont d’ailleurs à l’origine de plusieurs arrêts maladies. Qu’est-ce que les troubles musculo-squelettiques ? Comment peut-on les prévenir. Comment effectuer la prévention des risques professionnels de la TMS ? Et enfin comment peut-on se soigner ? Voici les principales questions que l’on se pose sur ces troubles.

 

C’est quoi les TMS ?

Les troubles musculo squelettiques (TMS) sont un ensemble de maladies qui sont localisées autour ou au niveau des articulations. Il s’agit des genoux (et des membres inférieurs), des poignets, des coudes, des épaules, la nuque, le rachis, les chevilles. Ils peuvent aussi affecter l’appareil locomoteur comme le squelette, les muscles, les tendons, les nerfs, les ligaments, les cartilages. Parmi tous ces troubles, les plus répandus sont le syndrome du canal carpien, les lombalgies, l’épicondylite et les tendinites.

Les TMS représentent 80 % des maladies professionnelles qui ont entraîné une réparation financière en raison de séquelles ou un arrêt de travail. Ces troubles touchent tous les corps de métier. Mais c’est principalement les travailleurs dans les domaines comme la grande distribution, le BTP, l’industrie agroalimentaire, la métallurgie et les services aux personnes qui sont les plus touchés. Le port de charges lourdes ainsi que les conditions de travail peuvent jouer un rôle dans le développement de troubles musculo-squelettiques.

 

Les troubles musculo-squelettiques se traduisent par des douleurs qui sont très gênantes. Elles peuvent être invalidantes conduisant parfois à des arrêts de travail. Au départ, la personne atteinte ressent des fourmillements ou une sensation d’irritation. Puis une fatigue musculaire et une douleur qui peut entraîner un handicap.

 

Plusieurs facteurs de risque peuvent conduire aux troubles musculo-squelettiques. Parmi les plus fréquents, vous avez les facteurs biomécaniques comme les travaux de force, le maniement des charges lourdes, les postures prolongées, les gestes répétitifs avec une cadence élevée, les vibrations, ou encore l’utilisation de matériel de manutention qui est inapproprié ou défaillant. Le second facteur est lié à une organisation de travail qui n’est pas adaptée, couplée à un temps de récupération insuffisant. Le stress joue également un grand rôle.

 

Il est à noter que les caractéristiques individuelles jouent un rôle important comme l’âge de la personne ou son état de santé. Mais c’est davantage l’organisation du travail qui ne permet pas à l’employé de récupérer suffisamment ou de travailler dans de bonnes conditions.

 

Comment effectuer la prévention des troubles musculo-squelettiques ?

La mise en place d’une démarche de prévention est nécéssaire pour éviter tout risque de TMS. Avec quelques astuces, il est possible de prévenir les troubles musculo-squelettiques.

  • Un sommeil réparateur. Les troubles du sommeil sont souvent à l’origine de plusieurs autres problèmes de santé. Il est donc important de passer une bonne nuit de sommeil et pourquoi pas quand l’occasion se présente de faire une petite sieste.
  • Il faut penser à se détendre avec des loisirs comme la lecture, les balades en plein air…
  • On ne le dira jamais assez, mais le petit-déjeuner reste l’un des repas, sinon c’ est le repas le plus important dans la journée. Il ne faut surtout pas le sauter. Il est possible de manger juste une tartine, un fruit ou un yaourt. L’essentiel est de fournir à votre organisme de l’énergie pour bien démarrer la journée.
  • Réveiller son corps en douceur est également primordial. Il est important de faire des étirements et quelques exercices avant de commencer sa journée. Pour l’exercice, le salarié peut prendre quelques petites habitudes. Il peut prendre des escaliers au lieu de l’ascenseur, se masser les poignets et les mains durant les temps de pause. Profiter de la pause, pour faire des étirements afin de réchauffer les genoux, les épaules, le cou, les articulations…
  • Faire des exercices physiques n’est pas superflu. Une ou plusieurs fois par semaine, le salarié doit faire une vraie séance de sport en privilégiant les exercices qui vont renforcer les muscles du dos. Le plus important est de faire régulièrement les exercices.
  • Il faut aussi penser à améliorer ses postures. Dans ce cadre, le salarié doit penser à mieux régler son siège, la hauteur de son établi, de sa table de travail, ou la hauteur de son écran. Il doit également trouver des outils qui sont adaptés à sa capacité physique. En d’autres termes, il ne doit pas utiliser des outils trop lourds.

Vous pouvez également faire appel à un professionnel pour vous former aux TMS.

Jeune femme soufrant de TMS au genou en rééducation

Est-ce qu’un TMS se soigne ?

Il est tout à fait possible de soigner les troubles musculo-squelettiques. Et en éliminant les causes de ce trouble, la personne atteinte peut être soulagée. Si le travailleur exerce une activité de force ou répétitive ou s’il est une bonne partie de la journée dans une posture inadaptée, il peut se reposer quelques jours. Les TMS font partie des maladies professionnelles reconnues et sont à 70% pris en charge par votre caisse d’ assurance maladie ainsi que votre sécurité sociale.

 

Les troubles musculo-squelettiques sont soignés avec des traitements qui sont adaptés. C’est le médecin traitant ou un spécialiste qui peut prescrire des médicaments contre la douleur comme les anti-inflammatoires ou des antalgiques. Même si c’est fortement déconseillé, des traitements en automédication sont possibles. Cependant, il est important de ne pas dépasser la dose maximale quotidienne, d’éviter d’associer plusieurs médicaments et de ne pas en prendre en cas de contre-indications.

 

Parmi les autres traitements possibles, vous avez des solutions thérapeutiques. Comme une immobilisation de l’articulation pour la mettre en repos, les massages, des infiltrations de corticoïdes dans l’articulation douloureuse, la rééducation, et dans de rares cas la chirurgie.

 

Il est très important durant le traitement de bien suivre les instructions du médecin traitant ou du spécialiste. Suivez bien leurs conseils, prenez le temps de bien vous reposer et de suivre le traitement à la lettre. Si vous avez bénéficié d’un repos maladie, avant de reprendre les activités il faut retourner voir votre médecin pour qu’il évalue votre aptitude à reprendre du service. En outre, si vous êtes dans l’incapacité de reprendre les mêmes tâches, le médecin peut demander à votre employeur de vous affecter à un nouveau poste de travail moins contraignant.

 

Si un TMS est mal soigné, ou non pris en charge, les conséquences peuvent être nombreuses. Elles se font ressentir particulièrement sur la santé et la vie professionnelle du salarié. L’entreprise est également perdante vu que ces troubles conduisent à des arrêts de travail, entraînant une perte de la productivité.

Jeune femme soufrant de TMS à la nuque

En résumé…

Les troubles musculo-squelettiques attaquent les salariés qui utilisent la force physique ou qui passent de longues journées dans des positions inconfortables. Les TMS, comme on les appelle aussi, concernent les muscles et toutes les articulations, particulièrement le dos. Le meilleur moyen de se protéger de ces troubles est la prévention. Il est important que les travailleurs aient une bonne hygiène de vie, en dormant suffisamment, en prenant un petit-déjeuner et en faisant régulièrement du sport. Si malgré ces précautions, vous souffrez des TMS, des traitements existent pour vous soulager. Prise de médicaments, massages, et même parfois chirurgies font partie des traitements qui existent.